Abbaye de Westminter. Chaise du roi Edouard. Pierre de Scone. Couronne. Archevêque de Contorbéry.
« Promettez-vous, et jurez-vous solennellement de gouverner le Peuple du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, ainsi que toutes vos Possessions et autres Territoires associés, selon leurs lois et leurs coutumes respectives ? »
« Je le promets solennellement. »
Je n'ai jamais demandé à être roi. Mais j'ai juré sur la Bible. J'ai un peuple, désormais. Je leur ai juré fidélité. J'ai juré devant Dieu que je ferai tout pour les servir. Alors c'est ce que je ferai.
J'ai encore perdu des milliers d'enfants aujourd'hui. Et comme tous les autres avant eux, je ne les pleurerai pas. Un roi ne peut pas s'offrir l'extravagance d'être en deuil de ses soldats. L'important à présent, c'est que nous sommes victorieux. Mes hommes veulent voir leur roi marcher parmi les corps ennemis, le drapeau des armoiries étendu dans le ciel. Ils crient de joie, s'enlacent, expriment leur soulagement que tout soit fini. Ils sont exténués, blessés, affamés. Ils sont hantés par ces années à batailler sans relâche. Mais ils vont revenir glorieux dans leur foyer, accueillis par leurs femmes et leurs enfants. Ainsi, l'heure est à la fête, aux festins, aux marches et aux chants triomphateurs. Leur lumière se rallumera, et ils laisseront un jour cette guerre derrière eux.
J'ai perdu des milliers d'enfants aujourd'hui, et chacun d'entre eux est un enfant de trop. J'ai mené mon peuple en croisade, nous avons conquis territoires sur territoires, mais cela fait des années que j'en suis las. Pourtant, sur le trône m'attend une reine intrigante et mes conseillers corrompus. Je n'ai aucune hâte à rentrer sur Londres affronter d'autres ennemis, mais cette fois plus subtils, plus proches, plus dangereux. Je ne veux pas me faire accueillir par les cors, et devoir revêtir mes robes pourpres. Je ne veux pas rentrer au pays et finir, comme tous mes prédécesseurs avant moi, dans l'oubli. Je souhaite rester celui qui a guidé son peuple, celui qui a Conquis. Mais ai-je le choix ? L'ai-je jamais eu ?
Mon peuple attend mon retour. J'ai un nouveau royaume, que j'ai juré de gouverner avec miséricorde. Mes soldats s'attendent à ce que je rentre. Alors c'est ce que je fais.
« Promettez-vous, et jurez-vous solennellement de gouverner le Peuple du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, ainsi que toutes vos Possessions et autres Territoires associés, selon leurs lois et leurs coutumes respectives ? »
« Je le promets solennellement. »
Je n'ai jamais demandé à être roi. Mais j'ai juré sur la Bible. J'ai un peuple, désormais. Je leur ai juré fidélité. J'ai juré devant Dieu que je ferai tout pour les servir. Alors c'est ce que je ferai.
J'ai encore perdu des milliers d'enfants aujourd'hui. Et comme tous les autres avant eux, je ne les pleurerai pas. Un roi ne peut pas s'offrir l'extravagance d'être en deuil de ses soldats. L'important à présent, c'est que nous sommes victorieux. Mes hommes veulent voir leur roi marcher parmi les corps ennemis, le drapeau des armoiries étendu dans le ciel. Ils crient de joie, s'enlacent, expriment leur soulagement que tout soit fini. Ils sont exténués, blessés, affamés. Ils sont hantés par ces années à batailler sans relâche. Mais ils vont revenir glorieux dans leur foyer, accueillis par leurs femmes et leurs enfants. Ainsi, l'heure est à la fête, aux festins, aux marches et aux chants triomphateurs. Leur lumière se rallumera, et ils laisseront un jour cette guerre derrière eux.
J'ai perdu des milliers d'enfants aujourd'hui, et chacun d'entre eux est un enfant de trop. J'ai mené mon peuple en croisade, nous avons conquis territoires sur territoires, mais cela fait des années que j'en suis las. Pourtant, sur le trône m'attend une reine intrigante et mes conseillers corrompus. Je n'ai aucune hâte à rentrer sur Londres affronter d'autres ennemis, mais cette fois plus subtils, plus proches, plus dangereux. Je ne veux pas me faire accueillir par les cors, et devoir revêtir mes robes pourpres. Je ne veux pas rentrer au pays et finir, comme tous mes prédécesseurs avant moi, dans l'oubli. Je souhaite rester celui qui a guidé son peuple, celui qui a Conquis. Mais ai-je le choix ? L'ai-je jamais eu ?
Mon peuple attend mon retour. J'ai un nouveau royaume, que j'ai juré de gouverner avec miséricorde. Mes soldats s'attendent à ce que je rentre. Alors c'est ce que je fais.
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